20 mars 2006
Bien, puisque tel est ton desir...
Je te l accorde...
Je ferme donc ce blog...
je publierais bientot des explications sur le cretin a l origine de tout ca... un "ane plouk" celibataire, qui vit sur une banquise, envieux d'un monde qu'il ne peut que lire... et fantasmer au travers de longues joutes solitaires, une main sur le clavier...
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18 mars 2006
J’aimerais que ce soit mon dernier mot …
Je suis fatiguée de toutes ces harpies qui tournent autour de mon Maître.
Je livre sur ce sur blog certains moment passés avec lui. Bien évidemment, ce ne sont que quelques moments de notre relation. D’une part notre but n’est pas de choquer le lecteur arrivé là « par hasard », et d’autre part il y a des moments très personnels que nous gardons pour nous. N’apparaissent ici donc que les passages soft, et bien évidemment tout l’amour que j’ai pour mon Maître. Larmes, douleurs et humiliation n’apparaîtront jamais ici.
Alors effectivement, je me suis rendue compte il y a quelques temps que ce blog était devenu une jolie vitrine pour mon Maître, et que mon blog devenait une façon de faire monter son taux de contacts féminins. Mes écrits attirent donc un lot de fantasmeuses, qui se mettent à rêver de mon Maître entre autres parce que j’ai décrit ici comment il arrive à me mener à l’orgasme par l’autorité qu’il a sur moi. Alors mesdemoiselles les fantasmeuses, je tiens tout de même à vous préciser au passage, que ce que j’écris ici n’est pas représentatif de la relation D/s qui m’unit à mon Maître. Ce ne sont que quelques moments, qui sont devenus possible grâce à cette relation. Bref.
Alors voilà, aujourd’hui j’aimerais arrêter ce blog. J’ai eu plaisir à écrire, depuis trois mois. J’ai eu plaisir à lire certains commentaires, je remercie ceux qui ont été honnêtes et vrais avec moi.
Mais en dehors de quelques personnes, j’ai l’impression que celles qui me lisent ne sont que ces femmes, qui voudraient ma place. Et je ne veux plus écrire pour elles.
Je voulais partager mes expériences, mais je ne fais qu’attirer des femmes vers mon Maître. Et ce n’est évidemment pas mon but. Des blogs de soumises il y en a d’autres. J’ai plaisir à aller les lire. Je ne sais pas si elles passent par ici. Je ne sais pas si les personnes qui partagent avec moi cet attrait pour le BDSM passent par là et ont plaisir à me lire. Mais je ne crois pas. Je crois que je n’écris que pour ces femmes en mal de sensations fortes. Alors je n’ai plus envie. Plus envie d’écrire. Plus envie de lire leur commentaires, parce qu’en plus certaines osent m’écrire ici. Et puis je suis énervée aussi qu’on croit que je fait partie d’un « cheptel de soumises » je cite. Enervée aussi de la pauvre femme qui prétend être la soumise de mon Maître sur sensa. Enfin bon je m’écarte du sujet. Mais tout simplement, je ne veux pas continuer pour elles.
Maître je vous demande donc l’autorisation d’arrêter ce blog. J’écrirai encore, mais juste pour vous. J’aurai aimé continuer ce blog, mais pas dans ces conditions là. J’ai eu plaisir à écrire une partie de ce que vous me faites vivre, mais j’aimerais garder cela en privé maintenant. Je vous serai vraiment reconnaissante d’accepter cette décision, parce qu’au jour d’aujourd’hui, ce blog m’apporte plus de négatif que de positif.
Cleia
16 mars 2006
Mon cahier
Tous les matins, tous les soirs, je dois écrire dans mon cahier. Toujours les mêmes phrases.
J'ai pris du retard ces derniers jours. Me voilà ce soir en train de rattraper mes pages. Je pense à mon Maître. Assise à mon bureau, avec un peu de musique, j'ai allumé ma lampe de chevet, et j'écris.
Je pense à lui.
Depuis deux mois que j'écris ces phrases, je peux maintenant le faire en y penser, j'écris comme un automatisme.
Et puis je pense à lui.
Je me relis ... et je me rends compte que j'ai encore écris "votre" au lieu de "son" et "vous" au lieu de "lui" ... sourire ...
15 mars 2006
A quatre pattes
« Déshabille-toi ». Lui ôte quelques vêtements et s’assoit confortablement sur un des gros fauteuils rouges. Je n’ai même pas le temps de réaliser, qu’il est déjà assis, en train de me regarder. Je ne crois pas qu’un jour je saurai être à l’aise dans cette situation. Je ne suis pas la femme la plus pudique au monde, sourire, mais à chaque fois que cet ordre est lancé la timidité me submerge. Je suis encore sous l’émotion de ses doigts qui m’ont pénétrés quelques secondes plus tôt. Mais vite, vite, il me veut nue, là tout de suite. Je regrette le choix des bottes. J’en ai pourtant quelques unes de paires de chaussures ! Mais non il a fallut que je mette ces bottes là, dont une lanière s’enroule encore et encore autour de la cheville. Je dégrafe la lanière, et la défait tout à tour. Je glisse la fermeture éclair. Enfin, l’autre pied maintenant. Je lève les yeux, il me regarde, il attend. Je suis toute confuse, je m’emmêle dans cette lanière. Et puis vite j’enlève mon haut, je fais glisser ma jupe. J’ai toujours cette pudeur, cette timidité. J’essaie de ne pas y penser, je dégrafe mon soutien-gorge, mon porte-jarretelles, je fais glisser mes bas.
« Met toi à quatre pattes ». Un souffle me vient du fonds de mon ventre. Il n’est plus l’heure de réfléchir. Je ne dois plus réfléchir à ma nudité, à la situation … c’est comme mettre le pilote automatique … je vais m’exécuter, à chacun de ses ordres …
Me voilà à quatre pattes devant lui. Il me prend en photo. « Tourne toi », encore une photo. Je déteste les photos. Mais je suis là nue, à quatre pattes devant lui, à suivre ces indications … de côté de face, de derrière, regarde moi … plus tard je verrai les clichés, même sur photo on voit mon sexe si humide.
Je dois me mettre dos à lui, me pencher, me cambrer. Je suis à ses pieds, au sens propre, comme au figuré. Il commence à toucher mon intimité. Il est toujours assis. Je sais que c’est son pied qui me caresse. Surtout ne pas penser. Et puis je suis si excitée, d’être là, dans cette situation, de n’avoir aucun contrôle, d’être à genoux pour lui, devant lui, sur ses ordres. Il me caresse encore de son pied. Ne pas penser, surtout ne pas réfléchir. Mon sexe puis mon anus. Je ne suis plus là, je suis ailleurs … ou non, je suis là, mais ce n’est plus la femme, c’est la soumise qui est là, et qui prend tant de plaisir.
Christopher John Ball
13 mars 2006
Enfin ...
Enfin je vais pouvoir répondre à ses ordres. Enfin je vais pouvoir retrouver cette sphère de désirs, de sensations inconnues, de fébrilité et de plaisirs.
Il me fait lever ma jupe, et me pencher en avant. Je suis si mal à l’aise. Je sens son regard sur mon intimité. La gêne et la fébrilité m’envahissent … mais la chaleur aussi grandit en moi. Toujours cette ambivalence. Je suis vraiment mal à l’aise. J’aimerais laisser ma jupe couvrir un peu mes fesses au moins. Mais je ne peux pas nier mon excitation. Mon sexe me trahit, je mouille encore.
Il entre un doigt dans mon intimité. Il glisse facilement dans mon sexe chaud et humide. Quelle sensation … comme c’est bon. Ce plaisir me fait oublier ma gêne. Puis il va entrer un doigt dans mon anus. Je le sens à présent dans mes deux orifices. Je commence déjà à perdre pied. Différentes sensations se répandent en moi, je ne sais pas les identifier, je n’arrive même plus à penser à ce moment là.
Il se retire, je suis si bien.
Allen-Mills
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11 mars 2006
Arrivée à l'hôtel
Nous entrons dans la chambre. Comme nous allons être bien là … la chambre est spacieuse, bien meublée
, plutôt chaleureuse. J’aime les deux gros fauteuils, d’un vieux velours rouge, dans un coin de la pièce, les échantillons de savon multicolores à la salle de bains, posés sur une petite palette de bois, le fait que les motifs des rideaux soient assortis à ceux des canapés, mais dans une autre couleur, le petit plateau avec les tasses de thé et deux petits chocolats. J’aime beaucoup les photographies noir et blanc de fleurs encadrées au dessus du lit.
Je me sens bien dans cette pièce. Mais peut-être est-ce tout simplement parce que je suis avec lui. Oui, c’est sûrement cela, je me sens bien n’importe où du moment que je suis près de lui. Pour preuve, même dans la navette qui nous a amenés ici depuis l’aéroport, j’étais si bien.
Les instants près de lui sont précieux. Je le sais plus que jamais en pénétrant dans cette chambre. Je suis si heureuse de le retrouver. Le revoir enfin, c’est tant de bonheur pour moi. Il me dit en riant qu’il devrait me faire payer pour tout le bonheur qu’il m’apporte. J’aime quand nous rions. J’aime le voir sourire. J’aime le faire sourire.
Mais l’heure n’est pas à la plaisanterie J … en entrant dans ce nouveau cocon que sera cette chambre d’hôtel, combien de minutes, de secondes peut-être, avant que la machine soit lancée … peu, très peu … une micro éternité, où j’ai tout juste le temps de prendre conscience de ma chance, de mon bonheur d’être là, avec lui. C'est à ces moments stratégiques que je perds la notion du temps. Tout semble flou, en décalage, je pense à lui, à nous, à mon envie, ma fébrilité, tout défile, en quelques pas, pour arriver au milieu de la pièce.
Enfin … il me fait venir près de lui …
09 mars 2006
dans le bus (2)
Je suis monte dans le bus... je passe devant toi et je me dirige sans un mot vers le fond...
je ne dis rien... je sais que tu penses fort a la suite...
je souris...
Moi aussi je pense a la suite... et mon sourire s'agrandit... je me tourne vers toi... mon sourire a disparu... tu n as rien vu... je m'assois...
Dans le bus
Nous allons prendre la navette pour rejoindre l’hôtel. Un homme discute avec le chauffeur, nous patientons à l’entrée du bus. Mon Maître est derrière moi. Il se rapproche … Il est si près … puis se colle contre mon dos. Pour lui cela ne représente sûrement rien. Moi j’adore ça. J’aimerais que ce moment dure. Peu importe où nous sommes. Peu importe s’il y a des gens autour de nous. Après avoir été si loin de lui, le sentir tout contre moi … là en écrivant, je repense à ce moment, je repense à lui. Je ferme les yeux. Je me mords les lèvres.
J’adore sentir son corps contre le mien, ce contact me fait un drôle d’effet. Même si ce n’est pas peau contre peau, même si toutes ces épaisseurs de tissus nous séparent. C’est sa présence que j’aime.
Je vais pour m’asseoir, il ne me suis pas, il va directement au fonds du bus. J’aurai du m’en douter ! [Sourire] Quelques personnes sont assises devant nous. Notamment un couple de personnes âgées, un homme plutôt jeune en train de bouquiner. Le bus démarre.
Il est tout près de moi. Ses jambes touchent les miennes. Je suis toute émoustillée d’être tout près de lui. Et puis se retrouver là, au fonds d’un bus, et puis la nuit qui est tombée. Je sais qu’il va y avoir un geste, quelque chose. Sinon nous ne serions pas assis là. Alors j’attends. Il ne parle pas. Du coup moi non plus. J’attends. J’espère. Je me dis qu’il va bien faire quelque chose quand même. J’attends. J’ai envie.
Enfin, il prend ma main, et la met sur son pantalon, sur son sexe. Me revoilà dans une étrange situation, dans un bus. Je suis encore gênée. Je n’aime pas trop cela, ce genre de geste en public. Bien que nous soyons au fonds, personne ne devrait nous voir. Je regarde mes pieds, je lève un œil vers mon Maître qui lui ne me regarde pas, je garde mon main là où il l’a mise, mon regard se perd un peu, je fixe l’épais livre du jeune homme sur la droite, je retourne la tête vers la vitre, … Je suis un peu mal à l’aise, mais mon souffle change déjà un peu. J’espère tout contact de sa peau avec la mienne. J’aimerais être déjà à l’hôtel. Je le caresse jusqu’à notre arrivée.
08 mars 2006
Point de rendez-vous
J’arrive enfin à l’aéroport. Je suis terriblement, atrocement en retard. J’ai peur qu’il soit énervé, j’ai peur qu’il m’en veuille. Ce serait légitime. Mais s’il savait la journée que je viens encore de passer. J’ai tout fait pour arriver à l’heure.
J’ai à nouveau du réseau, je reçois un texto. Evidemment je ne suis pas au bon endroit. Il me rejoint. J’attend, je tourne, je fais les 100 pas … hâte, tant de hâte. J’attends sur le quai. Après quelques minutes d’attente, j’entends enfin le bruit sur les rails. Je guète, j’observe les passagers pour le trouver. Je suis à l’affût de son visage. Tant de compartiments défilent, j’ai peur d’être trop loin de lui, j’ai peur de le louper. Non c’est bon, coup de chance, il arrive juste devant moi. Le quai est envahit par le monde. Moi j’aimerais lui sauter au cou, j’aimerais le serrer dans mes bras, j’aimerais lui dire comme il m’a manqué, comme je l’aime, comme je suis heureuse d’être à nouveau près de lui.
Nous nous écartons un peu de tout ces gens. Il me demande ce que j’ai foutu pour être aussi en retard. Hooooo pardon, je voudrais savoir quoi faire là tout de suite pour me faire pardonner. Nous remontons.
Il ne me laisse toujours pas de baiser.
Nous prenons l’escalator pour sortir de l’aéroport. Je me retourne pour être face à lui.
Mon manteau est ouvert. Je porte une jupe bien sûr, pas trop courte, mais fluide et légère. Je ne m’attends pas au geste qu’il va avoir. Au milieu de l’escalator, il lève ma jupe, et glisse sa main entre mes cuisses. Je suis déjà humide de désir, il en fait la remarque. Je fais ma tête de fille surprise et gênée. Il me demande s’il y a un problème. Je la connais bien cette phrase ! Le ton sur lequel il la dit aussi. Je réponds timidement non. Et puis je souris. Il s'en moque, mais je l’informe quand même qu’il y a un autre homme derrière lui, un peu plus bas. Je ne sais pas s’il a vu mes bas, je ne sais pas s’il a vu mon sexe imberbe. Mais je sais qu’il n’a pas raté le geste de mon Maître. Je l’ai deviné à l’expression sur son visage quand j’ai croisé son regard. Parce que d’un coup d’oeil furtif j’ai voulu vérifier si nous étions seuls dans ce hall. Je suis gênée, sûrement que le rouge me monte aux joues. Et puis je suis émoustillée aussi.
07 mars 2006
Deuxième rencontre
Enfin, il m’a accordé une deuxième rencontre. Mais ce sera si court cette fois. On doit se retrouver dimanche soir, et il me dit que je devrai repartir le lundi soir. 24 h … Et je sais que dans la journée du lundi le travail l’attend. C’est horrible comme ça va être rapide. Déjà à notre première rencontre, les trois journées étaient passées si vite. Je sais que je devrai d’autant plus savourer chaque instant.
Atteindre le lieu de rendez-vous aura encore été le parcours du combattant. Plus de place dans le bon train, j’ai raté le bus qui allait jusqu’à Londres, je prends le train suivant mais je sais déjà qu’il va me faire arriver en retard, travaux dans le métro, plus de correspondances de bus qui emmènent jusqu’à l’aéroport, … Enfin je monte dans ce train qui devrai m’amener jusqu’à mon Maître.
Les compartiments sont déserts. J’en profite pour réajuster mes bas. Maladroite peut-être, stressée sûrement, je les filent. Je suis fébrile, mais heureusement moins apeurée que la première fois. J’ai déambulé toute l’après-midi dans les transports sans culotte, j’étais moins mal à l’aise que la dernière fois.
Le train ne démarre toujours pas. J’attends, mais l’impatience me ronge. Je jette un œil à mon miroir. Je suis fatiguée, cela se voit. Hier j’étais en France, ce matin en suisse, ce midi chez moi, ce soir à Londres. Et puis je n’ai encore pas dormi cette nuit. Il faut à tout prix que j’ai meilleure mine à notre prochaine rencontre.
Je grignote un peu. Heureusement que j’ai acheté une petite salade de fruit en attendant ce fichu train qui ne démarre toujours pas. Je n’ai pas eu le temps de manger ce midi. Je n’ai pas faim, je mange juste pour tenir le coup, je sais que les prochaines heures vont être riches en émotions.
Enfin, le train démarre. Je souris, j’ai tellement hâte. Je pense toujours et encore à mon Maître, je suis radieuse d'un coup. Le contrôleur passe, il me regarde. Lui aussi sourit.
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